A LA UNE :

La société civile saisit Mabunda sur l'urgence de la mise en place des nouveaux animateurs de la CENI

Un monument pour Étienne Tshisekedi, un Jardin pour Kibassa et les VIP Udps sur le Blvd Lumumba

Marché central, Zando ne reprendrait plus, l'Hôtel de ville opte pour un mall

Pdce, faut-il désinfecter, exorciser, mithridatiser ou table rase?

Gecamines, Matata, un témoin à charge si Fatshi le consultait

Passerelles, Willy Ngopoos expose l'Etat à des poursuites

Don anti-Covid malgache, Eteni doit rassurer Amos Mbayo, Léopards Vs Madagascar n'est pas la contrepartie

Kin Kiey Mulumba, le retour réclamé d'un pro pour plus d'efficacité de l'action du gouvernement

Finances publiques, même Ilunga Ilunkamba doute de la sincérité de la BCC

Procès Kamerhe, des ententes directes au grand dam de l’Etat

CSAC, Eliezer Tambwe, Nembalemba, etc., black-listés par Chantal Kanyimbo

Lettre ouverte au chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi
Concerne : votre politique de Fosse Commune pour les Congolais (FCC) face au Covid-19

DGI, Sele Yaghuli se brûle les plumes... comme Icare

DGI: Sele Yaghuli joue derechef avec les nerfs de Fatshi

Mort de l'ancien combattant Daniel Miuki, le ministre Sylvain Mutombo salue la mémoire d'un héros de la guerre mondiale 40-45

Même les aéronefs sont interdits de survol : Palais de Marbre, qu’est-ce qui s’y passe? Et pourquoi?

UDPS: la SYMAC exige l'installation du directoire comme voie de sortie de crise

Des armes et munitions made in DRC, Tshisekedi a en projet une industrie militaire

UDPS: le Collectif des parlementaires debouts appelle Félix Tshisekedi à réconcilier le parti

Covid-19 : Barrick Gold corporation disponibilise plus 1,5 millions USD en matériels et équipements pour la RDC

  1. Mœurs à Kinshasa : témoignage poignant d’une professionnelle de sexe de 14 ans

Des professionnelles de sexes se recrutent même parmi les adolescentes. Fait troublant et déplorable, certaines exercent le vieux métier du monde à moins de 10 ans. Preuve : le cas de l’une d’elles issue d’une famille de douze enfants qui l’exerce malgré elle.

"Je m’appelle Stéphanie. Issue d’une famille de 12 enfants, je suis la 6ème de ma famille. J’ai 14 ans et cela fait cinq ans que je suis dans le monde de la prostitution. J’ai donc commencé le plus vieux métier du monde à l’âge de 9 ans parce que je n’avais pas le choix. » Ce témoignage ne peut être que poignant, provenant d’une adolescente. « Ma mère Alphonsine, a-t-elle fait remarquer, nous a mis au monde très jeune avec des papas différents. Et chacun s’acquitte à sa manière de ses responsabilités vis-à-vis de son enfant. » S’exprimant en lingala, elle fait valoir : « ‘‘ Système ya li tié té, li lié té ’’ qui se traduit en français ‘‘si ton père n’envoie rien, ne t’attend à rien’’. » Et de poursuivre : « L’actuel concubin de ma mère a toujours fait comprendre à celle-ci qu’il n’est pas le géniteur de ses six enfants et qu’il ne connaissait les autres que par leurs noms. D’où, il n’est pas question qu’il les nourrisse tous sans leur contribution. Parce qu’il n’entretient pas un orphelinat, arguait-il. À l’époque, nous n’étions que huit enfants dont deux faisaient partie de sa progéniture. C’est ainsi que ma mère m’a mis dans le bain de ce vieux métier. Elle m’a initié pour ma première ‘‘expérience’’ en me disant que ça serait moins douloureux après. La première fois que je me suis retrouvée dans la rue, je n’avais pas du tout peur parce que maman m’avait donné du thé relaxant. Lorsque j’ai repris mes esprits, j’ai compris ce qui s’était passé. C’est alors que j’ai pris goût à mon ‘‘travail’’. Je travaille officiellement à partir de 22 h00’. L’adolescente professionnelle du sexe a fait savoir qu’elle a acquis de l’expérience au fil du temps. « Je peux affirmer, sans l’ombre d’un doute, que je suis la meilleure du secteur parce que non seulement les produits que j’applique pour raffermir mon intérieur sont puissants, mais aussi le nombre de mes partenaires s’accroît de semaines en semaines. » Faisant allusion à l’école, elle dit de l’avoir quittée tôt mais ne le regrette pas parce qu’elle ne s’y est jamais sentie à sa place. « Je n’ai jamais été de celles qui rêvent trop, la vie ne m’ayant pas permis de vivre ce luxe. Mais si un jour les choses devaient changer, j’espère que mes petits frères, sœurs et mes enfants, si Dieu me les donne, ne vivront pas ce que j’ai vécu », at-elle fait observer. Concernant les enfants, elle dit ne pas être pessimiste d’en avoir mais réaliste. « De toute façon, si je continue avec cette vie de débauche, je n’aimerais pas que ma fille suive mes traces. Car ce vieux métier du monde est dangereux car il expose aux infections et aux maladies sexuellement transmissibles qui peuvent entraîner la mort », a-t-elle prévenu.