• Wed, 14 Nov 2018
  • 01:25

Exigence de la réception de la candidature de Katumbi : Ensemble organise un sit-in devant le Conseil d’État

Les pro Katumbi ont organisé ce sit-in pour exiger au président du Conseil d’État d’ordonner à la centrale électorale de recevoir la candidature à la présidentielle de Moïse Katumbi.

Les partisans d’Ensemble pour le changement restent actifs sur tous les fronts pour exiger l’inclusivité des élections. Ils se sont mobilisés devant le bâtiment abritant le Conseil d’État. Un sit-in pour réclamer explicitement la participation de Moïse Katumbi aux élections de décembre 2018.

Le décor extérieur des bâtiments abritant le Conseil d’État dans la commune de la Gombe à Kinshasa n’a pas été habituel, ce vendredi 31 août. Drapeaux, banderoles et effigies du candidat Moïse Katumbi ont été arborés par des partisans d’Ensemble pour le changement (sa plateforme électorale) qui ont pris d’assaut les lieux. Affichant une ferme détermination à aller jusqu’au bout pour arracher des élections crédibles et inclusives en République démocratique du Congo, les pro Katumbi ont organisé ce sit-in pour exiger au président du Conseil d’État d’ordonner à la centrale électorale de recevoir la candidature à la présidentielle de Moïse Katumbi.

Ce dernier a été privé de retourner au pays et de participer à la prochaine compétition électorale.

Depuis quelques semaines, le secrétariat général d’Ensemble a déposé au nom de Moïse Katumbi son recours devant le Conseil d’État. Deux requêtes ont été présentées auprès de cette juridiction qui doit se prononcer dans les prochains jours. La première requête c’est en référé liberté. Elle est introduite pour que Moïse Katumbi recouvre la liberté d’aller et venir sur le territoire national. La seconde requête vise à contrer la mesure prise pour contraindre Moïse Katumbi à ne pas présenter sa candidature, sa présence physique étant requise pour ce dépôt. Ensemble attend du Conseil d’État la prise des mesures conservatoires par injonction du juge administratif qui ordonnera à la Céni de pouvoir rouvrir la réception de la candidature de Moïse Katumbi pour l’élection présidentielle.

Le Conseil d’État, fruit de la récente réforme judiciaire avec l’éclatement de la Cour suprême de Justice en trois juridictions autonomes, connaît en, en premier et dernier ressort, des recours pour violation de la loi, formulés contre les actes, les règlements et décisions des autorités administratives centrales.