• Wed, 14 Nov 2018
  • 01:12

La rentrée scolaire 2018-2019 confirmée pour ce lundi 3 septembre

Les trois organisations syndicales demandent au Premier ministre « de convoquer illico presto la commission paritaire pour résoudre les problèmes contenus dans ce protocole d’accord.

Aura-t-elle lieu ou non, la rentrée scolaire ? La question est sur toutes les lèvres à cause de menaces de boycott proférées, à quelques jours de la rentrée scolaire, par l’Intersyndicale nationale des syndicats des enseignants de l’EPSP (Enseignement primaire, secondaire et professionnel). Motif invoqué : non-résolution par le gouvernement-employeur des revendications des enseignants du secteur public axées essentiellement sur les conditions salariales.

Le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, Michel Bongongo, a présidé vendredi 31 août à Kinshasa une rencontre à l’attention de la synergie des syndicats de l’EPSP.

Au menu : la rentrée scolaire 2018-2019 fixée au lundi 3 septembre 2018. De l’échange entre les deux parties, il ressort que « plusieurs revendications des enseignants vont trouver de répondre d’ici là », a annoncé le ministre d’Etat Bongongo. Il a également annoncé qu’une mission de contrôle des NP (des agents non-payés) sera lancée dès cette semaine dans la ville de Kinshasa. Et que la situation de 7 500 enseignants disséminés à travers le territoire national sera régularisée.

En ce qui concerne le complément de paie des salaires des enseignants des mois d’août et septembre 2017, il va s’effectuer en deux tranches. La première, représentant 25 000 Fc, sera payée en octobre 2018 et la seconde, représentant le même montant, en novembre 2018.

Le ministre d’Etat Bongongo a saisi cette opportunité pour annoncer l’ouverture, ce mardi 4 septembre, d’un atelier à Bibua, localité située dans la commune de la N’Sele, à Kinshasa. Entre autres points qui seront examinés lors de cette rencontre figurent la gestion de la MESP et celle du Fonds de promotion pour l’éducation nationale (FPEN).

En réaction, le Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), le Syndicat national des enseignants des écoles conventionnées catholiques du Congo (SYNECAT)/Aile Malasi et le Syndicat des enseignants du secondaire (SYES) ont rendu publique, le samedi 1er septembre 2018 à Kinshasa, une déclaration dans laquelle « ils s’insurgent contre le discours politisé de la rentrée scolaire 2018-2019 ». Etant donné l’indifférence et l’entêtement du gouvernement face aux revendications des enseignants contenus dans le protocole d’accord du 2 septembre 2017.

Par conséquent, ces trois organisations syndicales demandent au Premier ministre « de convoquer illico presto la commission paritaire pour résoudre les problèmes contenus dans ce protocole d’accord ».

Il s’agit notamment, selon la déclaration, de la situation de 407 227 enseignants payés au taux de 930 dollars américains au lieu de 1 425 dollars américains qui est le taux budgétaire et de celle de 143 038 enseignants congolais non-payés sur toute l’étendue du territoire national ; presque 100 000 nouvelles unités informatisées non-payées.

Sans oublier le complément des salaires non-payés, notamment dans la ville de Kinshasa où ils représentent les mois d’août et septembre 2017, les arriérés de la subvention gouvernementale non-versés à la Mutuelle des enseignants de l’EPSP (MESP), qui représentent 200 millions de franc congolais par mois, soit 400 millions pour deux mois (août et septembre 2017).

Au cas où le gouvernement ne répondait pas favorablement aux revendications des enseignants d’ici au samedi 8 septembre 2018, le SYECO, le SYNECAT et le SYES annoncent la convocation, le 8 septembre 2018, des assemblées générales des enseignants « pour entreprendre des actions syndicales de grande envergure ».

En même temps, ils demandent aux enseignants, qualifiés de « façonneurs de l’intelligence congolaise toujours négligés», « d’être attentifs à l’écoute et de ne pas prêter oreille aux mascarades des syndicats des agents et fonctionnaires du ministère de la Fonction publique affectés à l’EPSP qui sont dans la commission paritaire gouvernement-banc syndical».