• Thu, 15 Nov 2018
  • 02:38

Présidentielle : 12 engagements pour sortir la RDC du coma résument le programme du candidat Alain-D. Shekomba

Alain Daniel Shekomba présente des engagements sous forme de pacte social partagé entre le gouvernant et le gouverné. Il s’agit notamment du respect intégral de la Constitution, de l’audit général de l’Etat.

Reformater les institutions et l’administration pour les mettre au service de toute la population, c’est la préoccupation majeure du candidat Alain Daniel Shekomba. Pour y arriver, le candidat indépendant propose un projet de société articulé en douze engagements notamment le respect intégral de la Constitution et l’audit général de l’État.

Pas de chiffre. C’est la particularité du programme d’action du candidat président de la République Alain Daniel Shekomba.

Face à la presse, ce vendredi 22 septembre à Kinshasa, ce candidat indépendant a justifié la singularité de son programme non chiffré du fait que tout doit partir d’un audit général de l’État. C’est une de solutions qu’il propose aux problèmes identifiés, à savoir : le manque d’institutions fonctionnelles et transparentes, l’insécurité alimentaire, sanitaire et physique et la non distribution équitable des richesses.

Pour sortir donc la RDC du chaos, Alain Daniel Shekomba présente des engagements sous forme de pacte social partagé entre le gouvernant et le gouverné. Il s’agit du respect intégral de la Constitution, de l’audit général de l’Etat, de la mise en place de la tension salariale de 1 à 10 entre le dernier agent de l’Etat (huissier) et le président de la République, du versement régulier des frais de fonctionnement et d’investissement au prorata des recettes publiques réalisées à tous les services de l’Etat, la comparution devant la justice de tous les criminels économiques et des guerres, la mise en application du principe de retenu à la source de 40% des recettes publiques à caractère national allouées aux provinces, le remplacement de la caution en argent par la caution des électeurs pour impliquer le peuple dans la sélection de ses dirigeants en amont et en aval et supprimer ainsi une autre tare de la corruption, la suppression du ministère en charge des medias au seul maintien du conseil supérieur de l’audio-visuel et de la communication, la création du Fond spécial pour la réparation et la réconciliation (FSRR), le recensement permanent et identification générale de toute la population, la construction de la prospérité et la dignité de chaque congolais et la garantie de l’intégrité territoriale.

Un débat public sur la machine à voter

Par ailleurs, le candidat président de la République Shekomba attend encore de la Céni la suite réservée à sa lettre pour l’organisation d’un débat public sur la machine à voter entre les parties prenantes au processus électoral et les représentants de la communauté international.

Il estime que ce débat public est la seule façon de mettre un terme à la polémique que suscite le recours à la machine à voter.

Né à Kananga, le 13 avril 1970, Shekomba a fait ses études primaires et secondaires respectivement à Kananga et Kindu, avant d’obtenir son diplôme d’Etat à Isiro, l’une des villes de la province Haut-Uélé. Il a poursuivi ses études supérieures à l’Université de Kinshasa où il a décroché son diplôme de licence, à la Faculté des sciences, précisément dans le département de physique.

Pendant son passage à l’Université de Kinshasa, il a été le président de la Coordination estudiantine, très connu pour avoir revendiqué l’abolition du système de partenariat, voulu par le feu président Laurent-Désiré Kabila.

Accusé de porter atteinte à la sureté de l’État, il va s’exiler à l’étranger.