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 Ministère délégué près le Premier ministre : des arrêtés pris en violation des mesures conservatoires pour se débarrasser des membres des cabinets  

04-02-2019

Le ministre délégué près le Premier ministre se veut exceptionnel en tentant de voguer à contre-courant des mesures conservatoires prises par le président de la République via la direction de son cabinet.

En téméraire, signale-t-on, le ministre délégué Tshibangu Kalala vient de prendre des arrêtés, en violation des mesures conservatoires, pour se débarrasser des membres de son cabinet. Sa première cible, apprend-t-on des sources proches de ce ministère, son dircaba. Il est jugé indésirable et sans raison. Serait-ce, peut-être, pour avoir réalisé les meilleurs suffrages que son chef, le ministre, sur la même liste électorale  du regroupement APCO à Tshilenge ? La question demeure. Bien au-delà, le dircaba du ministre aurait connaissance, selon des indiscrétions glanées auprès de son entourage direct, de plusieurs dossiers flous boutiqués au ministère. Ce qui ferait de lui, un témoin « gênant ».

À l’évidence, la stratégie du cabinet du chef de l’État de chercher l’éclairage dans plusieurs dossiers trouvés est sans doute la cause de la panique qui caractérise le ministre délégué près le Premier ministre, a fait savoir un de ses collaborateurs qui a requis l’anonymat.

Du coup, c’est la même pratique qu’hier. C'est-à-dire, des collaborateurs détenteurs des secrets compromettants sont pourchassés. Et pour le directeur de cabinet adjoint Ngandu Kabeya, la scène tourne à une aventure de film d’Hollywood. Il se voit contrôlé depuis plus d’une semaine par des agents des services, sans mandat. Ces derniers ont d’abord tenté une incursion dans son domicile. Des pièges sont multipliés pour lui trouver des poux sur sa tête chauve, notamment avec sa secrétaire. Question de mettre en scène un scénario amoureux.

Là où le scénario visiblement planifié devient inquiétant, c’est l’enlèvement du dircaba. Et sans hésiter, ses proches savent qui soupçonner dans cette forfaiture. Et du coup, c’est le ministre qui s'empresse de prendre un arrêté antidaté pour le révoquer du cabinet au profit des personnes fictives alors que le cabinet expédie les affaires courantes.

À ce jour, sa famille n'a pas de ses nouvelles depuis 72 heures alors que son domicile reste inaccessible.