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RDC-Beni:  23 nouveaux otages libérés par les rebelles présumés ADF

13-03-2019

Les rebelles présumés de forces démocratiques alliés(ADF) ont de nouveau relâché ce lundi 11 mars 2019,  23 personnes en territoire de Beni dans la province du Nord-Kivu rapportent les sources locales.

Il s'agit des personnes kidnappées dans les brousses de Kengele, Manzanzaba, Pongopongo et Apetinasana au nord-ouest d'Oicha, chef lieu du territoire de Beni.

Ces citoyens étaient  utilisés dans le transport des biens et bétails pillés par leurs ravisseurs.

Selon les rescapés qui sont arrivés à Oicha ce mardi, les ADF les ont libéré au niveau de Masesele, à l'Est de Kisiki après avoir traversé les brousses de Ngilingili.

« Ils avaient la morphologie ougandaise. Ils nous ont dit de venir dire qu'en période de Mobutu et de Désiré Kabila, ils étaient libre de venir acheter leurs nourritures ici. ils exigent qu'on retire les militaires qui se trouvent à l'Est pour qu'ils soient libre de venir acheter leurs biens.  C’est dans cette seule condition qu’ils disent mettre fin à toutes ces tueries. Ils ont ont des tenues neuves, semblable à celles des Fardc. Ils promettent ne pas tuer en attendant la réponse de Tshisekedi sur leur demande mais sont près d'arriver partout » a affirmé l'un des rescapés.

 

C'est une troisième vague de libération des otages par les rebelles présumés ADF dans la région en l'espace d'environs 2 semaines et  tous sont porteurs d'un même message auprès des autorités.

La dernière vague était composée de 22 personnes qui étaient relâchés à Maysafi près d'Eringeti. D'après Kamabale Silulukongundu l'un des rescapés, « Ils ont demandé aux autorités militaires de communier avec eux pour le salut du monde. Ils disent n'avoir pas des problèmes avec la population...», disait ce dernier, appuyé par Kavira Françine, une autre relâchée.

Depuis 2014,  la région de Beni fait face à des massacres horribles, perpétrés par les rebelles présumés de forces démocratiques alliés(ADF). Selon les rapports des différentes organisations de la société civile locale, près de 3 000 personnes ont déjà été tuées par arme blanche et fusils , sans compter des kidnappés, des maisons brûlées ou encore des déplacés.

Delphin Mupanda / Beni