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L'intersyndicale OGEFREM démasquée dans ses manœuvres de déstabilisation

28-03-2019

Depuis l’avènement du nouveau chef de l’Etat, une agitation est perceptible au sein des entreprises et établissements de toute nature. On tend déjà à l’ouverture d’une boîte de Pandore. De l’application du SMIG à l’apurement des arriérés de salaires en passant par les demandes de révocation des mandataires, les travailleurs ont trouvé le temps propice pour faire valoir des revendications longtemps étouffées.

A l’Ogefrem, aucune de ces revendications n’est à l’ordre du jour. L'office s’est ainsi lancé dans un programme ambitieux d’investissement.
Note négative : alors que le cabinet du chef de l’État a pris des mesures conservatoires interdisant l’engagement de nouveaux agents, l’intersyndicale de l’Ogefrem et, plus particulièrement, le syndicat majoritaire UPS fait pression pour outrepasser les mesures conservatoires de la présidence de la République. Ces mesures interdissent pourtant tout mouvement du personnel dans le sens de permutation ou de recrutement. C’est ce qui ressort des messages vocaux échangés entre le président du syndicat UPS et les agents. Ces messages font état de colère du syndicat plaidant pour ses intérêts non satisfaits depuis plusieurs mois, dénoncent les travailleurs.

N’ayant pas obtenu gain de cause, le président de l’UPS procède au chantage du président de la délégation syndicale par le biais de son permanent syndicat. Ce dernier est allé loin en suspendant le président syndical national pour obtenir les faveurs de la direction générale. Devant le rejet de sa décision et le désaveu par le comité de base, ce dernier a fait le déplacement de Kinshasa pour faire pression en vue d’obtenir l’engagement de sa fille en échange de la levée de la suspension du président syndical. Ce qui est en contradiction avec la dernière instruction de la présidence datant du 25 janvier 2019.

Confus par les vérités révélées par les membres de son syndicat lors d’une réunion tenue avec les travailleurs en date du 24 mars 2019, le président national de l’UPS produira une décision portant exclusion de M. Jean-Paul Bulambo, délégué syndical exerçant les fonctions de président national, et ce, en violation des dispositions légales consacrées par l’article 257 du Code du travail.
En réaction à ce caprice, le président de la délégation syndicale de l’Ogefrem a dû requérir l’avis légal de l’inspecteur général du travail (IGT) quant à la protection du statut du délégué syndical. Par sa lettre du 27 mars 2019, l’IGT a, de manière non équivoque, rejeté les mesures non assises sur les dispositions légales et statutaires. A cet effet, il demande à M. Bulambo de continuer à œuvrer pour la défense des intérêts professionnels des travailleurs.

Il va sans dire que l’Ogefrem est victime de la stabilité acquise suite à l’apurement des arriérés hérités de l’ancien comité de gestion. Les détracteurs parmi les ennemis de cet établissement peinent à trouver les éléments probants pour soutenir leur entreprise de déstabilisation. Les agents et cadres s’étonnent désormais de l’implication d’un syndicat dans la recherche des intérêts des enfants et membres de famille alors qu’ils parlent de pléthore au sein de l’office