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La coalition cach appelle au respect des institutions de la République

30-04-2019

La coalition CACH, Cap pour le changement, a réagi après des manifestations et des propos entendus lors du meeting de Martin Fayulu ce week-end dans la Capitale. Dans une déclaration signée par le professeur Kin-Key Mulumba, cette plateforme met en garde les acteurs politiques contre tout atteinte à la personne du chef de l’Etat et indique que la justice serait prêt à faire son travail malgré la liberté d’expression prônée par le Président de la République.

 

1.- Nous sommes au Congo en démocratie et jamais un homme comme Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo qui s'est battu aux côtés de son père des années durant, ne prendra un acte quelconque pour restreindre le champ de la liberté de mouvement, de manifestation, d'expression;

Félix Tshisekedi a, depuis qu'il est Président de la République, dit et redit ce principe, à haute et intelligible voix.

2.- Mais il faut faire attention : si le Président de la République n'entend nullement donner ordre aux forces de sécurité pour gazer quiconque comme on l'a vu parfois dans le pays dans un passé récent, il existe des lois et des magistrats au Congo;

3.- Et là aussi, le Président de la République a été très clair : s'il n'entend pas intervenir dans l'administration de la justice, c'est à la justice de faire son travail et comme Magistrat Suprême, il ne donnera ordre à quiconque de mettre en prison un juge qui appliquera la loi dans sa rigueur.

4.- En clair, quiconque sera pris en train d'enfreindre la loi, se verra bien sûr appliquer la loi dans toute sa rigueur. C'est l'Etat de droit.

5. L'article 65, al. 2 de notre Constitution stipule :

"Toute tentative de renversement du régime constitutionnel constitue une infraction imprescriptible contre la Nation et l'Etat. Elle est punie conformément à la loi".

CACH estime que cette communication n'est qu’un simple rappel et ne constitue en rien un avertissement, ni une menace.

Julie Melya Malundama