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Ces tweets qui discréditent la présidence de la République

17-07-2019

En ce jour du 14 juillet 2019, dans l’enceinte de la Résidence de l’Ambassadeur de France en République Démocratique du Congo, un homme d’une soixantaine s’approche auprès d’un journaliste. Après s’être présenté brièvement comme un haut fonctionnaire  au sein d’une organisation internationale, il lance juste sa question : « Que pensez-vous des contrats gré à gré signés par la Présidence de la République avec certaines entreprises ? ». Le journaliste sursaute et comprend l’ampleur de cette question précise. Donc, la communauté internationale scrute de près des contrats octroyés à des entreprises congolaises ou étrangères sans passer par la procédure normale de passation des marchés ?  S’interroge le chevalier de la plume.

«  Allo, vous qui avaient indument perçu l’argent de l’Etat, attendez vous à une petite visite de courtoisie des … inspecteurs. Oui, OuiIl y en a encore en RDC. Tokomesana. 2/2 »

«  Là ou rien n’est fait, les tôles bleues seront démontées. Les sites rouverts à la circulation, et les régies des travaux passeront à la caisse, rembourser l’argent perçu. Ba intouchables, bozalaki prévenus ».

«  Les sauts-de-moutons devant libéré  Kinshasa de ses interminables embouteillages sont devenus un cauchemar pour les automobilistes kinois. Que se passe-t’il ? Le président @fatshi13 va se rendre sur les différents chantiers. ½ ».

Jamais le porte parole du président de la République Kasongo Mwema Yamba Y’amba, ne pourrait s’imaginer que ces phrases pourraient cacher une accusation tacite contre la Présidence de la République. Car, en effets, la plupart des contrats signés ces derniers temps dans le cadre du programme d’urgence du Chef de l’Etat ou programme de 100 Jours, n’ont pas respecté la procédure requise de passation de marché. Avec ces ratés, dans la mise en œuvre ou dans l’exécution des différents ouvrages ou infrastructures sur terrain, plusieurs interrogations reviennent sur la nature de ces contrats et de l’opportunité de violer la loi en recourant aux contrats de gré à gré.

Le diplomate a donc suivi les réponses du journaliste sans faire de commentaires.

Willy Akonda Lomanga