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Sauts de Mouton, embouteillages, marches à pied, Accidents, difficultés de transport : le nouveau calvaire des Kinois

17-07-2019

Le président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a visité, comme annoncé par son directeur de communication à travers ses différents tweets, les chantiers de construction des sauts de mouton  ce mercredi 17 juillet. Une visite qui intervient après plusieurs réclamations de la population sur les conséquences qu’entraine la construction de ces ouvrages sur la vie quotidienne de la population. Des embouteillages monstres qui poussent la population à faire la marche à pied allant jusqu’à trois ou quatre kilomètres pour trouver un transport en commun.  A cela il faut ajouter la crise liée à l’absence du gouvernement et qui ne permet pas à la monnaie de circuler. Une véritable souffrance pour la population de la capitale de la RDC.

Dans ce taxi sur le Boulevard Lumumba entre l’Aéroport et le marché de la Liberté ou quatre personnes se partagent péniblement le siège arrière, un homme d’une quarantaine partagent avec les autres clients les difficultés rencontrés depuis le début des travaux de construction de ces sauts de mouton.

«    Personnellement  j’ai décidé de ne plus me rendre au travail avec ma voiture. Chaque jours je passe plusieurs heures dans les embouteillages et le soir surtout, il m’arrive de faire parfois jusqu’à quatre dans des bouchons. C’est incroyable.  Personnellement je pense qu’on aurait pu programmer progressivement ces sauts de moutons, selon les différents chantiers pour éviter ce calvaire » s’indigne-t-il.

Vers 15 heures, entre les quartiers De bonhomme, Bitabe ou encore Pascal, des dizaines des milliers de personnes marchent à pied de deux cotés de l’avenue Lumumba. Une femme enceinte en provenance de l’hôpital dans la commune de Limete a été contrainte de descendre du taxi pour faire progressivement le pied. Fatiguée et presque sans argent, elle n’aura pas les moyens de prendre la moto dont le prix varie entre 2000 Fc ou 5000 selon les distance et le volume d’embouteillages.

« Vraiment, je ne sais pas ce que pensent nos autorités. Ils prennent des décisions sans mesurer les dégâts collatéraux.  Comment allons-nous nous en sortir dans ces conditions pour faire des consultations prénatales ? Je n’ai pas d’argent pour le faire près de la maison et l’hôpital de service se trouve loin de mon domicile. Que dois-je faire vraiment » lance-elle sous forme de monologue.

  Du matin au soir, le Boulevard Lumumba voit défiler ses fils et filles, impuissants, fatigués et parfois consternés pour se rendre au travail ou revenir dans leurs domiciles. A cela il faut ajouter des multiples accidents de motos ou véhicules qui prennent le sens contraire du code de la route. Plusieurs morts et blessés ont été enregistrés et à cela il faut ajouter les tracasseries policières.

Willy Akonda Lomanga