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  1. 2019 laisse à 2020 une ville de Kinshasa totalement méconnaissable

L’année 2019 vient de s’achever laissant la place à 2020. Entretemps, Kinshasa, ville province et capitale de la RDC, devient de plus en plus insaisissable, incontrôlable, sans repère pour ne pas dire méconnaissable. De Kingasani ya Suka à Matadi Mayo, en passant par Mbundi, Victoire, Rond Point Ngaba ou encore UPN, ce sont des milliers personnes qui circulent cote à cote au quotidien avec des taxis motos à deux ou à trois roues, des véhicules et autres, aussi bien sur la chaussé asphaltée que sur le passage à piétons. Kinshasa c’est aussi ces poubelles qui jonchent les rues et même les bâtiments officiels. Kinshasa, c’est également  ces odeurs nauséabondes principalement à proximité des centres de transits des déchets sans compte un nombre impressionnant d’exode rural dont les acteurs se caractérisent par une insolence extrême. La ville c’est aussi les nouveaux maitres qui font la loi dont les Kuluna, les Wewas et les éléments de la police.

Au fur et mesure que les jours avancent, la ville province de Kinshasa change de visage. Les rues sont bondées en majorité d’une population venue des provinces à la recherche d’Eldorado.   Ignorant parfois les règles, la majorité d’entre eux ne maitrise pas le code de la route mais aussi les règles exigées pour les habitants d’une ville.  

Les vendeurs ambulants sont visibles matin, midi et soir partout et certains étalent leurs produits à proximité de la chaussée entre les passants et les taxis motos et les véhicules. Difficile actuellement d’identifier une avenue ou une rue du marché,  Kinshasa étant devenue une « Ville Marché ».

A cela il faut ajouter, ces voleurs et autres bandits de grands chemins qui œuvrent sans être inquiétés.   Devant les maisons communales de Masina et de Kimbanseke sans oublier le Rond Point Ngaba, ces voleurs, en majorité des jeunes, commettent leurs forfaits au vu et au su des autorités communales, de la police et des services de sécurités. A coté d’eux, on retrouve des policiers de circulation routière et autres qui se livrent en toute liberté à la tracasserie.

2020 accueille également ces wewas «  Moto taximen », qui font la loi en bravant toutes les règles de la ville. Œuvrant souvent   en solidarité, ils sont capables d’imposer leur loi en attaquant aux biens publics et privés.

La nouvelle année pourra aussi côtoyer ces vendeurs et fumeurs de chanvres qui s’en livrent à cœurs joies à n’importe quel lieu. Comme si cela ne suffisaient pas «  Guégué ou Aguènè » se consomme aussi de la même manière, aussi bien dans les milieux défavorisés que dans les grandes places.

2020 pourrait-il se débarrasser des habitudes de 2019 ? Rien n’est moins sûr.

Willy Akonda Lomanga