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  1. Affaire 200 millions USD : deuxième round d’une bataille rangée entre Yuma et les Géants miniers

Le Président de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) et Président du Conseil d’Administration de la Générale des  Carrières et des Mines( Gecamines) Albert Yuma est au cœur d’un scandale sur le détournement présumé de 200 millions USD appartenant à Dan Gertler à travers la société Fleurette Mumi, devenue Ventora par la suite. Au-delà de toutes formes d’accusations, Albert Yuma est depuis plus de trois ans dans le collimateur des géants miniers œuvrant en République Démocratique du Congo. Car depuis son arrivé à la tête de cette entreprise, le Patron de la FEC s’est résolu de mener un véritable combat pour permettre à la Gécamines et la RDC de récupérer les gisements miniers perdus à cause du code minier de 2002 mis en place sous la supervision et l’imposition des institutions de Breton Wood principalement la Banque Mondiale, au nom de la paix. Le conflit entre Yuma et les 7 géants miniers commence alors la veille de la promulgation du nouveau code minier de 2018 ou ces derniers ont quitté la FEC estimant que le Patronat congolais n’a pas su défendre leurs intérêts. D’ou leur guerre tranchée contre lui.

La première grande Bataille commence 2017 lorsque l’ONG Global Witness publie un rapport selon lequel plus de 750 millions USD ont été détournés à la Gécamines entre 2013 et 2015. En cette période le nouveau code minier était déjà en discussion sur sa révision et il y avait déjà une discordance de vues au niveau de la Fédération des entreprises du Congo et les 7 géants miniers de la RDC sur certaines dispositions à changer.

En 2018, après adoption de ce texte au niveau du Sénat, les miniers décident de quitter la FEC estimant que le patronat n’a pas su défendre leur cause. Dans leur viseur, Albert Yuma. Mais ce dernier n’a pas tardé à donner sa position assez claire et ferme à l’endroit des miniers : pas de négociation entre ces miniers et le gouvernement congolais en dehors de la FEC. Yuma a ainsi obtenu le soutien du ministre des mines et surtout et principalement de Joseph Kabila, alors Président de la République.

Juste avant la promulgation du nouveau code minier, les 7 géants miniers décident de rencontrer Kabila qui leur fixe rendez vous à Kinshasa. Kabila ne les reçoit pas le jour du rendez vous et seront contraint de patienter 24 heures de plus. Et Malgré ces échanges, Joseph Kabila promulgue la loi  aux termes votés par le parlement sans tenir compte des recommandations de ces géants miniers.

Et les hostilités d’ouvrirent entre les deux parties soit d’un coté  Kabila et Yuma et de l’autre coté les entreprises minières. Leur tentative de former un nouveau syndicat pour la défense de leur intérêt est vouée à l’échec car pour le gouvernement congolais, la FEC, pilotée par Yuma serait le seul interlocuteur dans ces genres de discussions.  Ainsi Albert Yuma obtint ainsi un soutien indéfectible de Joseph Kabila.

Il faut attendre novembre 2018 pour que le dossier de 750 millions puisse rebondir. Mais la Gécamines n’a pas laissé le temps à ses détracteurs et a très vite réagit a travers une grande conférence de presse musclée intitulée : « la vérité sur le mensonge des ONG en RDC ». Un dossier qui ne semble plus faire l’actualité car l’entreprise minière congolaise a répondu point par point aux différentes chefs d’accusations.  Elle démontré également qu’elle est suivi par des auditeurs intérieurs et extérieurs, ce qui pourra permettre une bonne traçabilité des différentes transactions.

 A l’arrivée du Président Félix Antoine Tshisekedi , les miniers n’ont pas baissé les bras allant jusqu’à exigé le départ de Yuma à la tête de la Gécamines et lui ont même barré la route pour le poste du Premier ministre. Mais au delà de tout le Président de la FEC, semble avoir toujours l’appui de Joseph Kabila, patron de la majorité parlementaire.

Puis vins le dossier 200millions USD, un dossier complexe qui exige une clarification. Mais d’entrée de jeu il est important de noter que toute entreprise sanctionnée par le Trésor américain, n’a plus le droit d’utiliser le dollar américain  et ses comptes devraient en principe être gelés.  Aucune autre entreprise n’a le droit d’effectuer des paiements en USD.

Ainsi la bataille entre Yuma et les miniers que la majorité des congolais ignorent prend des nouvelles proportions.  Les miniers veulent sa tête mais Albert Yuma résiste.

Willy Akonda Lomanga