A LA UNE :

Covid-19 : Barrick Gold corporation disponibilise plus 1,5 millions USD en matériels et équipements pour la RDC

Diagnostic de la gouvernance des entreprises relevant du portefeuille de l’Etat par Mabi Mulumba ( Conclusion)

Diagnostic de la gouvernance des entreprises relevant du portefeuille de l’Etat par Mabi Mulumba

Droit OHADA : la France soutient l’amélioration du climat des affaires en RDC

Mabi Mulumba plaide pour la promotion de la classe moyenne congolaise

Isangi : 3000 personnes se réfugient en forêt suite à un conflit de vol de vin de palme

Socir à l’arrêt, Sonahydroc (Cohydro) construit sa propre raffinerie

Sauts de mouton: le gouvernement va encore injecter 3,5 millions USD

Gestion des déchets solides, liquides et gaziers : Kibali Gold Mines a partagé son expérience

Ituri : bientôt la réhabilitation de 5 postes frontaliers et 3 sites intérieurs

Avis à Manifestation d’intérêt: Mise en concession des routes provinciales et locales de l'Ituri

Atelier Kibali : Multiplicité d’acteurs dans la perception des taxes environnementales selon le constat

Ituri : 1000 Km des routes à réhabiliter dans le cadre du Partenariat Publique Privé

Kibali : Barrick Gold Corporation s’oppose à la vente ou au transfère des actions de la SOKIMO

Nouveau code Minier : Kibali a versé 6 millions USD directement aux Entités Territoriales Décentralisée

Sécurité, la RDC se dote d’une première industrie militaire

Explosifs : des privés défient le ministère de la Défense et les FARDC 

Respect de l’environnement : Kibali Gold Mines partage son expérience avec les acteurs étatiques, les miniers et la société civile

Plan de Trésorerie ou proposition de modification du Budget 2020 ?

  1. Sécurité, la RDC se dote d’une première industrie militaire

Le Président Félix Antoine Tshisekedi tient, courant 2020, à mettre sur pied une politique de défense et de sécurité s'appuyant sur 6 fonctions stratégiques, à savoir: connaître, prévenir, anticiper, dissuader, protéger et intervenir.  Pour ce faire, le Chef de l’Etat r-dcongolais s’est engagé à «revisiter le plan de réforme des forces armées et le projet de loi de programmation militaire afin de les adapter et en sortir un nouveau plan de référence "Une nation, une armée", renseignent des sources bien informées. 

Dans la pratique, Fatshi, en sa qualité de commandant suprême des Forces armées,  s’emploie non seulement à réhabiliter et reconstruire les infrastructures militaires nécessaires mais surtout à équiper  matériellement les éléments des Forces armées et de la Police Nationale.  Ça n’est pas un chapelet de bonnes intentions du Chef de l’Etat mais du concret…en gestation car le budget pour ce faire existe. Près de 90 milliards de nos francs (autour de 55millions USD) pour les infrastructures et plus de 17 milliards (plus de 10 millions USD)  pour les équipements. 

Alors que des études stratégiques et autres actions pour la montée en puissance des FARDC nécessiteraient plus de 590 milliards de FC. Mais dans le domaine stratégique, vaut mieux un « tiens » que deux «tu l’auras»…de surcroît attendus d’un partenaire qui pourrait d’ailleurs faire girouette. Combien de fois, dans l’Est, à quelques heures d’une opération de grande envergure, la chaîne de commandement de l’armée n’a-t-elle  pas été désagréablement surprise par la MONUSCO : New-York n’a pas donné un avis favorable.  

La RDC, en fait les Forces de défense et de sécurité, ont longtemps été humiliées par la fameuse « communauté internationale» qui les a frappées d’embargo sur les armes tel un vulgaire groupe armé. Après 60 ans d’accession à la souveraineté nationale et internationale, le pays de Lumumba va se doter d’une industrie militaire. Un budget initial de 8, 437 milliards FC, soit un peu plus de 50 millions USD, a déjà été voté.   

La RDC  n’est pas le premier pays à se doter d’une industrie militaire sur le continent ni dans la sous-région de Grands lacs. Le pays est plutôt en retard. L’Ouganda a des usines de production des munitions et de montage des fusils d’assaut. Le Zimbabwe aussi tout comme l’Egypte. L’Afrique du Sud fabrique déjà des chars des combats et en a déjà livré à la Syrie de Bashar Al Assad. La montée en puissance des Forces armées  a toujours préoccupé les différents chefs de l’Etat que le pays a connus depuis que ses limites orientales, de l’ex-Shaba (Katanga) à l’Ituri en passant par des escarpements du Kivu, sont en proie à l’instabilité et aux menées subversives. 

En 2014, l’alors Président, Joseph Kabila, avait dû renvoyer la loi des Finances (budget d’Etat) au Parlement pour modicité du budget de la Défense. Son père et prédécesseur, M’Zee Laurent Désiré Kabila, avait publiquement encouragé un jeune r-dcongolais à performer ses connaissances sur la fabrication des armes. Mobutu soutenait que «la situation géopolitique de notre pays au cœur de l’Afrique, dans une région fragile, à l’équilibre instable, nous contraint à disposer d’une armée qui soit à la mesure du destin de notre pays». Tshisekedi  s’y applique.

POLD LEVI MAWEJA