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    Concerne : votre politique de Fosse Commune pour les Congolais (FCC) face au Covid-19

Concerne : votre politique de Fosse Commune pour les Congolais (FCC) face au Covid-19

 

Monsieur le Président, je ne serai pas prolixe, et ne pense pas devoir faire 52 pages comme jadis nos pères, dont Etienne Tshisekedi, porte-étendard de la démocratie r-dcongolaise, le firent, sans propos ostrogoths, pour rappeler Mobutu à ses obligations devant la dérive politique, socio-économique… sur la crise généralisée dans laquelle s’engouffrait le Zaïre. Une lettre cri-de-détresse que le bouillant et brouillant Djalelo ne pouvait plus contenir l’écho.

Monsieur le Président, la confiance en Béton que l’opinion, les Kinois singulièrement, manifeste à votre égard accuse des fissures, béantes par endroit, sur les flancs social et économique.

Comparaison n’est pas raison, certes, mais elle nous permet cependant d’acquérir axiomes et théorèmes pour trouver des réponses adéquates face à une situation donnée. Dans la sous-région, dans notre espace CIRGL,  certains pays ont considérablement réduit la taille du gouvernement, des maroquins fusionnés ou carrément supprimés. D’autres Etats ont rabioté dans les revenus des membres du gouvernement et des parlementaires pour soutenir l’économie suite à la pandémie du Covid-19.

Monsieur le Président,  il est probable, dans le pire de cas, ce que je ne souhaite nullement, que les victimes r-dcongolaises du Covid-19 titillent les 1.000 cas, à court ou à moyen termes avec la saison sèche qui draine son lot des maladies circonstancielles. En tout cas, on en serait encore à qu’une poignée des centaines des patients, contrairement aux victimes de la faim, du chômage, de la crise financière, conséquences médiates du coronavirus, qui se chiffrent déjà en termes des milliers. Même la petite classe moyenne n’est point épargnée. Des magistrats, des profs d’Université réduits à faire le taximan sans en avoir les documents  appropriés, des directeurs dans l’administration s’improvisent courtiers et commissionnaires des maisons en location (…). «Dans les immeubles, il se développe, suite à la crise, une certaine « prostitution de proximité », a confié, une dame, habitant  de la Gombe. « Le confinement a mis à nu notre situation précaire… », a-t-elle poursuivi.

Monsieur le Président, je vous prie de demander au service Communication et presse de la présidence de vous retrouver des images des travailleurs r-dcongolais, les magasiniers de l’avenue du Commerce dans la Gombe aujourd’hui confinée, lors d’une manif de revendication sociale. Vous allez vous faire une idée de combien des foyers qui se retrouvent aujourd’hui livrés à tous les maux de la vulnérabilité.  Il est des foyers qui ne vivent que de la revente des décrochez-moi-ça, de la lingerie de seconde main, la friperie. Ils ont des trippes en ire. Monsieur le Président, Kinshasa n’est pas à l’abri d’une famine. Et pas seulement. L’oisiveté est la mère de tous les vices, la faim a chassé le loup du bois…pour s’en prendre aux fermes et poulaillers des tiers. La mise à sac de la capitale comme en 1991 et 1993 triture les esprits. Comme l’écrivit le fécond Antoine Roger Bolamba, vaticinant la fin du régime colonial, « le soir, sous les toits, l’on murmure des propos dédaigneux qui feront votre défaite», il vous faut agir dans le sens du « Peuple d’abord ». Votre toit, la présidence donc,  a été poissé de bakchichs et péculats, sale besogne portant les seings de vos collaborateurs, parfois les plus directs. Dans l’opinion, « Peuple d’abord » n’est plus qu’un slogan creux, par ailleurs expédié dans la corbeille des promesses mirobolantes électorales. Désormais, c’et nous d’abord.  Bien avant la mesure de l’état d’urgence sanitaire, des véhicules estampillés « PR » ont été aperçus autour des lupanars et des temples de Bacchus des quartiers chauds de Kinshasa, à Bandal, à Lingwala, dans la banlieue kinoise, etc., Monsieur le Président, le silence n’est pas toujours d’or, il est aussi, selon les circonstances, un témoin à charge, une pièce à conviction d’une connivence certaine dans un forfait.       

Démarquez-vous Monsieur le Président, balayez et dépoussiérez votre cabinet, poursuivez cette entreprise  même au sein du gouvernement. A défaut d’obtenir de votre « partenaire de l’alternance » des hommes et des femmes réellement dévoués à la cause r-dcongolaise, au développement et à la stabilité du Grand Congo, Monsieur le Président, retouchez la sélection CACH (Cap pour le changement) au sein du  gouvernement. Au gré des invitations du parquet général, tout porte à croire que, pour certains de vos partenaires majeurs au sein du CACH,  l’argent n’a pas d’odeur, la gestion de la Res publica n’est rien d’autre qu’un enrichissement facile…question de préparer les échéances de 2023 et tourner casaque, en bon caméléon, au moment favorable. Ce n’est un secret pour personne, qu’il y a dans les institutions des acteurs et des partis politiques  que M’Zee Laurent Désiré Kabila traiterait volontiers de « kermesse des gens inutiles et corrompus comme les… ».

Monsieur le Président, ne pas briser cet élan de l’incurie et de la prévarication, revient à faire de la politique de fosse commune pour les congolais (FCC).  L’individu peut mourir, mais le peuple doit survivre. Staline répondait ainsi aux émissaires d’Hitler venus négocier l’échange des prisonniers : le propre fils de Staline contre un officier général nazi. Niet ! Combien des « non » d’Etienne Tshisekedi n’ont-ils épargné la RDC du joug des aventuriers et des opportunistes!

 Monsieur le Président, l’économie est le maillon faible de votre administration, faute d’un animateur qui sache mouiller le maillot. Pensez-y, Monsieur le Président. Evitez de glisser, aux yeux de l’opinion, dans ce que le Préfet de police de Paris avait qualifié de « copinage au sommet de l’Etat », à propos de l’affaire Benalla, le gros bras de Macron. Monsieur le Président, il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va. Et tout l’art de la politique consiste à bien utiliser ses responsabilités, dans le temps qui vous est imparti.

Covid-19 ne doit pas tout justifier sur le marasme actuel.  Vous auriez dû, à mon humble avis,  après le sénateur à vie et ancien Président, le FCC Joseph Kabila, consulter d’autres acteurs politiques de diverses obédiences sur les effets de Covid-19. C’est une coutume, dans les démocraties, que le Président et/ou son Premier ministre consultent, à chaque crise majeure, les forces vives de la nation. En France, il est arrivé que même l’extrême droite soit consultée.

« Une situation de crise est avant tout, une situation de changement, qui crée des opportunités, de besoins et de potentiels. Il est aussi riche de créativité et d’inventivité », confiait Samy Badibanga Ntita, alors Premier ministre, à la Fédération des entreprises du Congo (FEC), principal patronat de la RDC.  Le Premier Vice-président du Sénat a élaboré moult projets à caractère humanitaire et socioéconomique. Il s’agit notamment du projet « Sunga Libota ». Ce qui veut dire, venir en aide aux familles. En pratique, Sunga Libota est un programme de filet social qui consiste en  une allocation de 100 dollars par mois par famille pour aider à vivre, à éduquer et nourrir les enfants. Au moins  22 pays africains ont déjà adopté une telle politique socio-économique qui est notamment financée par les partenaires extérieurs. A l’image de la  chloroquine, un médicament oublié revenu depuis en vedette, le similaire du «Sunga Libota» a fait ses preuves notamment au Ghana qui veut se passer des aides du FMI. A Kinshasa, l’homme de la rue tout comme l’élite ne s’expliquent pas à quoi servent ou ont déjà servi toutes les aides perçues par l’Etat notamment dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. La RDC recevrait en tout 47 millions de dollars, mais le gouvernement n’a même pas pu distribuer, à temps utile, les masques de protection ou subventionner des produits élémentaires mais essentiels à la lutte contre le Covid-19 comme les solutions hydro-alcooliques. Le Premier ministre, Sylvestre Ilunga, s’est contenté des promesses des masques. Pourtant un  «Sunga Libota» urge...soit-il sous une autre forme. A défaut d’aide financière,  une dotation en denrées alimentaires (riz, surgelés, maïs, huile, etc.,) s’impose. Votre tendre épouse, notre chère maman Denise, le fait si bien. Mais l’assistance alimentaire ne doit pas se limiter seulement aux orphelinats et homes de vieillard ou à des églises. Le cercle des vulnérables s’est, en effet,  sensiblement élargi en absorbant un gros pan des travailleurs chez les privés et même des agents et fonctionnaires de l’Etat. Le gouvernement devra donc faire un état de lieux du stock des denrées de première nécessité, singulièrement à Kinshasa, en vue d’une distribution à la population. Quant à l’Etat de trouver des mesures compensatoires pour des importateurs.  Pour le Premier vice-président du sénat, Covid-19 est une opportunité pour relancer la production et la consommation made in DRC.  Et il n’est pas le seul à penser ainsi.   

Monsieur le Président, vous avez effectué, il y a quelques jours, la visite des chantiers des sauts de mouton censés améliorer le trafic routier à Kinshasa. Mais, Monsieur le Président, j’estime qu’il y a mieux, un boulevard naturel, le nec plus ultra du système de transport r-dcongolais, le majestueux fleuve Congo et ses appendices qui souffrent du manque du dragage et de balisage pour offrir une bonne navigabilité et relancer des activités mercantiles...sans grand risque de répandre le Covid-19 avec un peu discipline et d’ordre. Pas de gros diplôme, Sorbonne Paris IV, Nanterre, ULB ou encore Massachussetts, machin machin, rien de tout çà, mais que du savoir-faire, du savoir-solutionner, Jeannot Bemba Saolona, est à mon humble avis le meilleur ministre de l’économie du Congo indépendant. Du temps de M’Zee, il avait mis en place ce qu’il a appelé, la politique de ramassage: des navires sillonnaient le fleuve Congo et ses affluents, Ubangi, Kasaï, etc., pour acheminer vers la capitale toute la production des paysans bordiers du fleuve. Tous les ports étaient remplis des vivres, du bio, à la grande satisfaction de M’zee Kabila qui était peu favorable à la politique de la main tendue et des importations. C’est l’époque où toutes les transactions ou presque se faisaient en monnaie locale. Point besoin de dollars tirés du trésor pour verser aux importateurs des surgelés ! Pensez-y je vous implore, Monsieur le président. Covid-19 est aussi une occasion de reconversion des activités mercantiles, à chacun de saisir sa chance. Les premiers noyaux des taxi-moto Wewa ne sont-ils pas les victimes de la chute de cours du diamant en 2008. Malheureusement, l’encadrement de l‘Etat n’a pas suivi. Des R-dCongolais font non seulement le design mais fabriquent aussi des navires répondant aux normes internationales, pas des baleinières, de tonnage  considérable dans l’Est. Prenez le temps de visiter le chantier naval Silimu et sa flotte Emmanuel.  La RDC peut donc disposer d’une industrie de pêche digne de ce nom ou encore des navires cargo de ramassage, pour remémorer Bemba Saolana. Pour qui, soit dit en passant, je propose que l’avenue des Aviateurs, siège de la FEC ex-Aneza, soit débaptisée en son nom. (…)

A Kinshasa, le prix du lait – parmi tant d’autres produits de première nécessité- a flambé suite à la fermeture du port sec de Lufu. L’Etat ne peut-il pas subventionner les exploitants du « Maziwa » de Nord et Sud Kivu pour nous offrir du lait naturel, provenant réellement de la vache et non des produits de synthèse, des sèves des arbres.  Monsieur le Président, aux grands maux, de grands remèdes. Il y en a, et à moindre frais, en francs congolais, sans nécessiter des ateliers, des colloques, des conférences, des séminaires ou de juxtaposition et clonage des services.

Pour l’instant, je m’arrête ici, sans manquer de me présenter, Pold LEVI Maweja, journaliste, ancien rédacteur en chef du Soft International (Kin Kiey Mulumba), de Geopolis magazine (Willy Kalengayi), de 7sur7.cd, de Business et Finances, le Maximum…actuellement Rédacteur en chef et directeur général du journal en ligne, RDC26.com. Mes salutations patriotiques.

poldpresse@gmail.com