Vivement une justice pour le Kasaï

Vivement une justice équitable, indépendante pour éclairer sur les atrocités qui se révèlent chaque jour au Kasaï. C’est sans doute le chapitre qui devrait être le plus long pour les victimes et leurs proches. Il y a tellement de choses à dire sur ce qu’ils ont connu réellement, pour ceux qui ont eu la vie sauve, que même leur silence brise le silence.

Cet autre rapport du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme qui révèle que 251 personnes ont été victimes d’exécutions extrajudiciaires et d’assassinats ciblés entre les mois de mars et juin dans la région du Kasaï, soulève des questionnements. Les informations contenues dans le rapport ont été recueillies par une équipe d’enquêteurs des droits de l’Homme des Nations unies qui ont mené des entretiens avec des personnes ayant fui vers l’Angola voisin pour échapper aux violences dans le territoire de Kamonia, au Kasaï. Le document indique que certaines attaques ont été menées sur la base de l’appartenance ethnique par des milices soutenues par des forces régulières !

Quand on doit s’imaginer à quel point la cruauté a fait la grande réjouissance des commanditaires, une question s’impose : Avec quelle vivacité la machine judiciaire se mobilisera-t-elle pour que justice soit rendue aux victimes ? La question demeure sans réponse. Elle est à rechercher dans l’engagement du gouvernement de la RDC  à collaborer avec les enquêteurs internationaux. Faire éclater la vérité au grand jour pour que cessent les gémissements des âmes touchées par la folie meurtrière, c’est le vœu de tous, parce que la mobilisation et l’armement des milices supplétives sur base ethnique sont inacceptables. Raison de plus de souhaiter vivement une justice pour le Kasaï.