Les présidents des groupes parlementaires de la Majorité appellent à l’invalidation des députés de l’opposition

Les présidents des groupes parlementaires de la Majorité recommandent à l’Assemblée plénière de la chambre basse du parlement d’invalider les députés de l’opposition qui ne prennent plus part aux travaux de l’Assemblée nationale depuis le vendredi 7 octobre dernier.

Ils l’ont fait savoir à la presse dans une déclaration faite ce mardi 10 octobre 2017.

les présidents des groupes parlementaires de la Majorité considèrent que la suspension délibérée des députés de l’opposition aux travaux de l’Assemblée nationale est dictée par l’objectif d’empêcher la chambre basse du parlement d’adopter les lois essentielles au parachèvement du processus électoral en vue de la réalisation de leur agenda consistant à accéder au pouvoir par des voies non démocratiques.

Par ailleurs, les présidents de groupes parlementaires de la majorité dénoncent le fait que la plupart des députés inscrits dans cette démarche ont toujours brillé par leurs absences injustifiées et non autorisées aux sessions parlementaires.

Toutefois, ils recommandent au speaker de l’Assemblée nationale Aubin Minaku, de saisir à nouveau la Cour constitutionnelle sur pied de l’article 93 de la loi organique en interprétation de son arrêt du 14 janvier 2015.

Ils ont également tenu à rappeler que la pertinence sur la question des prescrits de l’article 138 de la Constitution dispose en son deuxième alinéa que «Les moyens de contrôle de l’Assemblée nationale sur le gouvernement s’exercent dans les conditions déterminées par le règlement intérieur de la chambre et donnent lieu, le cas échéant, à la motion de défiance ou de censure, conformément aux articles 146 et 147 de la présente constitution».

Pour rappel, les présidents des groupes parlementaires de l’opposition ont suspendu leur participation aux travaux de l’Assemblée nationale au cours de la séance plénière du vendredi 7 octobre 2017, consacrée à l’examen des motions de défiance contre deux membres du gouvernement.

Ce, suite aux divergences consécutives à l’interprétation des articles 146 et 147 de la Constitution.