CENI rend incertain l’organisation des élections au 31 décembre 2017

Après l’enrôlement fixé à la fin du mois de janvier 2018, 504 jours sont nécessaires pour organiser les élections libres, démocratiques et transparentes en RDC.

Cette a été livrée ce mercredi 11 octobre par président la CENI Corneille Nangaa au cours d’un échange avec les représentants des partis politiques pour évaluer le processus électoral et faire l’état de lieu de tout le processus en RDC.

Du côté de la MP, on estime que cette façon de voir les choses est réaliste après les expériences malheureuses de 2006 et de 2011.

Les partis politiques pro-kabilistes souhaitent voir la CENI prendre le temps qu’il faut pour aboutir à des élections apaisées.

Mandaté par le RCD, Faida Mwangilwa a conviée la CENI à communiquer avec la population pour faire passer ses opinions.

Par ailleurs, elle a indiquée que le manque de l’information électorale par la population congolaise est à la base des suspicions qu’elle entretient à l’endroit de la Centrale électorale.

L’opposant Jean Baptiste Bomanza, a pour sa part considéré que les propositions de la CENI sont possibles seulement avec la révision de l’Accord de la saint sylvestre.

Il a ainsi appelé tous les parties prenantes du dialogue du centre interdiocésain sous l’égide de la CENCO, de se mettre à nouveau autour d’une table pour trouver un compromis afin de sauver la démocratie congolaise au 31 décembre 2017.

Pour les cadres de l’opposition radicale (Rassemblement Limete) présents à cette réunion, la CENI est dans l’obligation d’organiser les élections dans le délai fixé dans l’accord du 31 décembre 2016.

Les ténors du Rassemblement Limete estiment que dans le cas contraire, cette institution d’appui à la démocratie sera démissionnaire à la fin du mois de décembre.

La CENI a profité de cette occasion pour faire une démonstration du vote semi électronique.

Corneille Nangaa a rappelé à ses hôtes que le vote assisté par la machine permet de réduire le coût des élections, de fiabiliser davantage les résultats du vote, et de gagner du temps.

Il a expliqué que cette machine est dotée d’une batterie au lithium et d’un accélérateur qui lui donne une autonomie d’énergie de 48 heures.

Elle permet d’imprimer au verso du bulletin du vote le choix de l’électeur pour un ou plusieurs scrutins. C’est que rejette catégoriquement l’opposition.